Quoi de neuf dans les Tableaux de l’Economie Française de l’INSEE pour 2011.

Chaque année, l’INSEE publie les Tableaux de l’Economie Française. Une mine d’information, dont les analyses sont toutefois basées sur des chiffres datant de deux à trois ans… ce qui est bien normal, tant la réalisation de statistiques fiables est longue et délicate.

 

J’ai choisi ici de relever, ça et là, les « nouvelles fraîches » issues d’études réalisées en 2010, et permettant de tracer des perspectives pour les années à venir.

J’ai pu y lire deux bonnes et deux mauvaises nouvelles.

Première bonne nouvelle : la population française dépasse, pour la première fois de son histoire, les 65 millions d’habitants. Ce résultat est le fruit d’une la hausse de la natalité, en croissance constante depuis trois ans.

Seconde bonne nouvelle : l’augmentation de près de 6% des inscriptions dans les filières universitaires technologiques et professionnelles… pour la deuxième année consécutive. J’y vois le signe d’une reconnaissance progressive des formations professionnalisantes et des « métiers manuels », trop longtemps déconsidérée en France, au détriment de secteurs d’avenir en manque de main d’œuvre.

Passons aux mauvaises nouvelles.

D’abord, malgré quatre années de réformes tous azimuts dans le domaine de l’éducation, nous n’avons pas avancé d’un pouce. Notre dépense publique pour l’éducation reste donc une des premières de l’Union Européenne (à hauteur de 5,4% du PIB), devant l’Allemagne, et uniquement derrière les pays scandinaves. La France compte actuellement 944 497 enseignants, soit une hausse de 0,4% par rapport à 2009. Et pourtant, la qualité de l’enseignement et le niveau ne cessent de décliner. Voici la preuve flagrante que ce ne sont pas les moyens qui manquent à notre système éducatif, mais – encore et toujours – l’efficacité de leur utilisation.

Ensuite, 50% de l’investissement public en France est réalisée par les Communes. Or, ce sont les mêmes Collectivités qui sont aujourd’hui assaillies par de nouveaux transferts de dépenses sociales, abandonnées par l’Etat. Conséquences : nos Maires qui n’ont cessé d’accroître les impôts locaux depuis cinq ans, n’ont plus d’autre marge de manœuvre que de rogner sur leurs investissements… au détriment de notre économie.

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