L’immigration en France, bref aperçu

Alors que le nouveau ministre de l’Intérieur ainsi que l’UMP mettent l’accent sur la question de l’immigration pour juguler l’ascension du Front National, un petit retour sur la réalité de cette politique s’impose.

Un peu d’histoire

La France est un pays d’immigration depuis la deuxième moitié du XIXè siècle.

Elle construit une véritable politique d’immigration à partir de 1945.

Même si, depuis 1992, l’Europe a la compétence en matière d’immigration, la question reste entre les mains des nations.

La proportion d’immigrés en France est stable depuis 25 ans (3,5 millions de personnes, dont 45% du Maghreb et d’Afrique ; 35% d’Union Européenne, 20% d’Asie.

La politique d’immigration a toujours évolué selon la conjoncture économique.

Entre 1950 et 1974, la France connaît la prospérité et mène une politique d’accueil : les frontières sont ouvertes aux travailleurs, 80% d’hommes seuls venus d’anciennes colonies africaines.

Mais, à la suite de la crise de 1974, la France ferme ses frontières et favorise le retour des travailleurs immigrés (« aide Stoléru » en 1977).

Depuis les années 1980, la maîtrise des flux migratoires est l’objectif principal des Gouvernements, de droite comme de gauche.

Désormais la politique européenne s’inspire du modèle « américain » : une immigration sélective de main-d’oeuvre qualifiée (préférence nationale, quotas…)

90% des étrangers qui entrent sur le sol Français sont : des étudiants, des travailleurs hautement qualifiés, et la famille d’un étranger.

Les économistes considèrent que le coût de l’immigration est trop élevé (25 milliards d’euros par an), par conséquent, il faut choisir les immigrés qui « apporteront » à la collectivité.

Cependant, cette politique apparaît comme une « machine administrative à produire des clandestins », dont certains employeurs profitent pour s’offrir une main d’œuvre à bas coûts et « sans droits ».

Certains affirment que le gouvernement favorise volontairement l’emploi de travailleurs « sans papiers » dans certains secteurs (BTP, restauration, propreté, gardiennage).

Pour une préférence nationale ?

Voici un petit rappel des proposition de François Bayrou en 2007 : « dans un pays qui compte 10% de chômage, pourquoi aller chercher de la main-d’œuvre à l’extérieur ? Une politique de co-développement avec les pays d’origine permettra d’organiser des allers-retours entre le pays d’origine des immigrés et celui où ils ont été formés. »

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