Pourquoi DSK hésite encore

La presse est unanime : DSK est l’hyper favori de la future présidentielle. Mais il n’est peut être qu’un tigre de papier – ou de sondages.

La soirée de Dimanche devait être l’apothéose de sa stratégie de communication sur le thème du « donner envie », mise en oeuvre par ses communiquants.

Mais en dépit des pressions exercées sur lui par son entourage et sa femme, DSK n’a pas dévoilé son intention.

Pourtant il pouvait librement annoncer dès Dimanche son refus de briguer un second mandat à la tête du FMI, sans prendre de risque, le G20 étant terminé et la reforme du FMI actée.

Cette prestation télévisée peut être lue comme un signe de renoncement.

Mais pourquoi l’hyper-présidentiable abandonnerait-il un combat apparemment gagné d’avance ?

Dans les faits, plusieurs facteurs risquent de lui coûter l’investiture ou l’élection.

Son passé affairiste ambigü.

DSK n’a pas toujours été un homme politique. Il a aussi été consultant pour de nombreuses grandes entreprises, dans le cadre d’opérations délicates (voir article).

Entre 1993 et 1997, DSK a mis à profit ses connaissances et réseaux au service d’entreprises, en créant DSK Consulting. Ces entreprises le lui rendront bien en temps voulu.

Mais certaines affaires ambiguës risquent de ressortir, des affaires judiciaires dont une certaine Eva Joly, ancienne juge d’instruction, est très au fait, notamment l’affaire MNEF de 1999.

A cette époque, DSK a juste 50 ans et son ascension politique va être ralentir par une affaire de fausses factures et détournement de fonds liés à la MNEF. Le ministre de l’économie est sommé de démissionner par Lionel Jospin. Toute la galaxie Strauss-Kahnienne du PS est mouillée, notamment Jean-Marie Le Guen et Jean-Christophe Cambadélis.

Cette affaire en fait ressortir d’autres, plus anciennes, dans lesquelles il aurait prit part, notammet l’affaire ELF…

Aujourd’hui, peu de ces dossiers sont clos.

Son rôle au sein du « Cercle de l’Industrie ».

DSK est vice-président d’un club, le « Cercle de l’Industrie », à côté duquel la sarkozienne du Fouquet’s prend des airs de gentille sauterie.

En effet, ce « Cercle » compte parmi ses membres les représentants des fleurons de l’industrie française : Air France Klm (Jean-Cyril Spinetta),  Air Liquide (Benoît Potier), Alcatel (Philippe Camus), Alstom (Patrick Kron), Areva (Anne Lauvergeon), EADS (Louis Gallois), EDF (Henri Proglio), France Telecom (Didier Lombard), GDF (Gérard Mestrallet), Lafarge (Bruno Lafont) Lagardère (Arnaud Lagardère), L’Oréal (Lindsay Owen-Jones), Michelin (Michel Rollier), PSA (Philippe Varin), Publicis (Maurice Lévy), Rhodia (Jean-Pierre Clamadieu), Safran (Francis Mer), Saint-Gobain (Jean-Louis Beffa), Aventis (Jean-François Dehecq), SNCF (Guillaume Pepy), Thales (Luc Vigneron), Vivendi (Jean-Bernard Lévy)…

Ainsi que Didier Migaud, premier magistrat de la Cour des comptes.

DSK pourrait ainsi être montré du doigt comme le « candidat des lobbies ».

Ses frasques sexuelles

Au-delà de sa petite affaire de coucherie au FMI, certaines rumeurs – un peu vite montrées comme absurdes – soutiennent que DSK est un habitué des clubs échangistes parisiens et notamment des « Chandelles », dans le premier arrondissement.

Ces informations, qui n’ont rien de confidentielles, sont déjà présentes sur la toile. Certes, il ne s’agit pas d’un journalisme du meilleur goût.

Mais, les citoyens français étant de plus en plus à cheval sur la question de la transparence, il est fort probable qu’ils hésitent à accorder leur entière confiance à un homme ayant une double vie sentimentale… le souvenir de l’affaire Mitterrand reste vivace dans beaucoup d’esprits.

De plus, si tout porte à croire que la presse française n’osera pas s’aventurer sur ce terrain de l’information, il y a fort à parier que quelques sites d’infos en ligne oseront sauter sur l’occasion, peut-être photos à l’appui.

L’espoir d’obtenir le directoire de la BCE ou d’un Gouvernement économique européen.

Dans l’entourage de DSK, on avoue qu’il s’est fort bien habitué au FMI et préférerai un poste similaire, plutôt qu’un retour dans l’arène politique traditionnelle.

Son discours, prononcé à Francfort en octobre 2010 plaise d’ailleurs dans le sens de la construction d’un Gouvernement Économique Européen indépendant, dont il pourrait très bien être le Directeur.

Ce discours n’a d’ailleurs pas laissé Paris insensible : depuis cette date, Nicolas Sarkozy milite fortement pour qu’un Français remplace J-C.Trichet à la tête de la BCE.

L’Elysée s’est ainsi opposé à la candidature de l’Allemand Axel Weber (Bundesbank), successeur « naturel » du Français Trichet. Sarkozy préférant un certain Jürgen Stark, keynésien… sachant que jamais un keynésien ne pourra obtenir la direction de la BCE.

Ne resterait donc que… DSK. L’argument est tout trouvé pour faire avaler aux Allemands qu’un français remplace un français : « la nationalité ne doit pas compter, ce qui compte c’est la personnalité ».

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Un commentaire pour Pourquoi DSK hésite encore

  1. gaulois dit :

    j’ai du mal a croire ça de la part d’Anne Sinclair .Je ne la vois pas echangiste .Il est vrai que ça pourrait expliquer le soutient sans faille a un mari libertin qui m’a toujours surpris mais peut etre que mon incomprhension vient du fait que je suis tres different et les echangistes me repugnent .

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