DSK : ses forces, ses faiblesses

Dominique Strauss-Kahn sera la star médiatique de ce week-end et s’exprimera, ce dimanche soir, sur France 2, histoire de faire remonter sa côte de popularité.

Jusqu’à présent, sa stratégie est de montrer l’évidence du rouleau compresseur en s’appuyant sur des sondages favorables, et décourager ses rivaux.

Mais les sondages n’assurent pas la victoire.

Prenons donc le temps de cerner ses forces et faiblesses.

Ses forces

L’endettement massif de la France et l’échec de Sarkozy sur les sujets de société accorde au profil social-libéral de DSK un grand avantage.

En effet, alors que tout autre candidat socialiste se verra opposé par la droite l’argument de l’irréalisme, seul DSK pourra faire la différence.

La preuve : DSK plait aussi bien aux centristes qu’à la droite traditionnelle, mais aussi à une partie des « gauchistes ».

Selon les sondages, DSK n’incarnerait plus une gauche repoussoir.

De plus, au FMI, il aurait acquis une dimension d’homme d’Etat.

Ses faiblesses

D’abord, rappelons que tous les candidats qui étaient en tête des sondages 6 mois avant l’échéance ont toujours perdu : Giscard, Balladur et Jospin.

Ensuite, n’oublions pas que DSK n’est pas encore officiellement candidat et que sa victoire n’est pas assurée au sein du PS, malgré des primaires « élargies ».

Or, plus il tardera à se déclarer, plus les conditions de son arrivée seront délicates.

D’autant plus que Nicolas Sarkozy tend des pièges à DSK en l’enrôlant dans son jeu, en l’invitant à l’Elysée, en effaçant les différences entre eux.

Pour l’heure, il entretient les braises jusqu’à l’automne, mais reste prêt à renoncer si les sondages finissent pas se resserrer avec Martine Aubry.

Deux autres éléments peuvent le déstabiliser durant la campagne.

D’une part, DSK présente des « failles personnelles », aussi bien du point de vue personnel que financier.

Une fois son patrimoine et ses frasques dévoilées, aura-t-il autant de charisme ?

D’autre part, DSK aura du mal à surmonter ses ambiguïtés idéologique durant 3 mois de campagne : soit il reste « réformiste » et sera un Sarkozy de Gauche (avec le risque d’une forte percée de l’extrême gauche), soit il adopte un programme de gauche et y laisse sa popularité.

Ses options

Forces et faiblessent semble s’équilibrer chez DSK, qui va devoir prendre une décision dans les mois qui viennent.

En effet, d’ici Juin 2011 (début du G20), DSK devra décider s’il démission ou non de la tête du FMI, et ce à quelques mois du G20 de Novembre 2011.

S’il ne se présente pas, il pourrait se représenter au FMI, avec peu de chances de l’emporter : les Chinois briguent la place.  Une autre porte de sortie, que lui concocte Nicolas Sarkozy, pourrait être la Présidence de la BCE, à laquelle Trichet ne se présente plus et pour laquelle les allemands n’ont plus de candidats.

Rendez-vous dans 4 mois !

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